?

Log in

Chédio


Maléfice de la connerie

Recent Entries · Archive · Friends · Profile

* * *
"Pourquoi écrit-on? Parce que l'on est trop faible pour ne pas ecrire". Je ne saurais dire de qui est cette phrase. Elle est ressassée dans un film que j'ai vu il y a un mois environ: les amitiés maléfiques. que je deconseille soit dit en passant, le jeu d'acteur est vraiment nul.
Le héro de ce film brandissait sans cesse cette phrase à la face de ses camarades de fac, tous, ou presque, auteurs en herbe. Tel le dédin le plus absolu, l'effet sur les pauvres auteurs en herbe était toujours la honte. Moi-même, j'en vain à me remettre en question, me trouvant pitoyable, et pire encore. Ecrivain en herbe, totalement nul de totue façon, et sans réel but quand il débale ses histoires sans interet.
Je n'ai du mon salu qu'aux environ de la moitié du film, alros que peu à peu, ce personnage me sortait par tous les orifices.
De quel droit se permet-on de juger du pourquoi des actes des autres? surtout quand il s'agit d'ecrire, de s'exprimer, d'aligner des mots qui tous ensembles, peuvent libérer le coeur, enflammer l'imagination, faire sourire ou pleurer.
La n'est pas tout a fait le problème, parait-il. Là où ecrire devient une faiblesse, c'est quand on le fait pour etre lu.
Nouvelle problématique que voila. Qui a plus de sens à mes yeux, mais pas encore de réelle justification.
On parle souvent pour ne rien dire. Je ne compte plus le nombre de fois ou je me suis forcée a faire la conversation, enchainant les mots vides de sens à mes yeux pour le plaisir de satisfaire ma vision d'une relation bien comme il faut. A partir du moment où deux personnes sont à coté l'une de l'autre, il faut parler. Alors, on sort des répliques plus ou moins droles, spirituelles si possible pour bien paraitre et que la personne en face ne pense que du bien de nous. Parfois on ment meme dans ce but. Rien de bien glorieux dans tout ça.
Quand on écrit, on se retrouve confronté à ses propres mots, le superflu disparaissant la plus part du temps. Leur effet sur nous a souvent bien plus de portée que de simples paroles volatiles. Alors, pourquoi? Pourquoi vouloir une justifiaction, une utilité, une autorisation d'existence à tout texte écrit? Celui ci ne peut il pas juste etre, servir de support de communication et d'échange, qui avec un peu de chance, aura plus de substance que toutes ces paroles mièvres et sans saveur echangées?
Si le besoin d'ecrire devait etre comparé au besoin de parler, ne pourrait on y voir plus un moyen de s'améliorer plutot qu'une faiblesse?
Oui, j'ai été blessé dans mon amour propre par cette citation débile, et je réagis par conséquent plus que nécessaire. Mais au moins, que celui qui osera dire que j'écris juste pour etre lue sache ce qui l'attend.
Le titre de pire des cons, incapable de voir au delà du nom de l'auteur sur la couverture d'un livre, là où moi je vois le meilleur d'un être.
* * *